L’Andrène pieds-poilus

Andrène pieds-poilus sur Moutarde blanche.

Du pollen plein les pattes ! Des métatarses jusqu’aux « hanches », les brosses de l’Andrène pieds-poilus tranchent sur un corps noir par ailleurs quasi glabre.

Andrène pieds-poilus sur Moutarde blanche.

Taille maxi : 15 mm. Visible d’avril à août.

Tête, thorax et abdomen noirs. Le contraste est d’autant plus saisissant avec la foisonnante pilosité blanchâtre des pattes arrière. Notamment la brosse emblématique des Andrènes, ici abondamment touffues, à la base des fémurs, débordant largement sur les « hanches ». Les soies envahissent fémurs, tibias et même métatarses arrière de cette abeille sauvage aussi active que rondelette. 

Peut-être s’agit-il de l’Andrène pieds-poilus comme disent nos amis Belges (Andrena pilipes). Le sobriquet en tous cas n’est pas volé ! Quoiqu’il en soit, la pilosité prend ici une tonalité jaune pâle, en harmonie avec pétales et anthères de la Moutarde blanche (Sinapis alba). L’engrais vert a trouvé là une adepte particulièrement assidu.

Voilà donc une femelle pour le moins bien équipée pour la collecte du pollen. Elle boude le trèfle des allées, les sauges, les cosmos et les zinnias, même la planche de phacélie ! Elle préfère celle de la jaune crucifère. Nectar et pollen y sont si facilement accessibles !

Andrène pieds-poilus sur Moutarde blanche.

Un corps noir presque glabre. Hormis les pattes arrière naturellement mais aussi, notamment, quelques discrètes soies blanchâtres à l’avant du thorax et une touffe de poils noirs à la pointe de l’abdomen.

En savoir plus :

  • Bellmann 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé.
  • Boyer 2015, Abeilles sauvages, Ulmer.
  • Vereecken 2018, Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Glénat.
  • Les andrènes avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza 

 

Le Petit nacré

Petit nacré sur Pulicaire dysentérique.

Un papillon de taille moyenne. Le Petit nacré. Orange vif, constellé de petites taches rondes, noires et brun foncé.

Petit nacré sur Pulicaire dysentérique.Dans la série des papillons orange familiers du jardin, voici le Petit nacré (Issoria lathonia) dans sa génération automnale. Ici pas de réseau de taches plus ou moins carrées comme avec le Tircis, le Satyre ou le Grand damier. Pas de lignes sinueuses comme chez la mégère. Et pas de larges aplats contrastés non plus comme sur la Belle dame. 

Plutôt une abondante moucheture brun foncé à l’image de Robert le diable… La régularité en plus, dans la taille des petites taches rondes comme dans leur alignement.

Hélas, au bain de soleil comme au butinage, celui-ci ne referme pas les ailes. Impossible donc d’en apercevoir le revers et ses taches nacrées emblématiques. Lors d’une prochaine rencontre peut-être…

En attendant, il reste un bon mois à cette ultime génération de l’année pour passer le relais. Ce sont en effet ses chenilles qui, sous forme de chrysalides, passeront l’hiver, accrochées à une tige de leur plante hôte, notamment la Violette sauvage et le Sainfoin. Voire la Bourrache.

Petit nacré sur végétation basse au pied d'une haie.

En savoir plus :

Photos JF Irastorza

 

L’Aeschne mixte

Aeschne mixte en pause.

Dominante bleu vif pour lui, jaune vert pour elle : la silhouette fuselée, l’Aeschne mixte est un infatigable chasseur de haut vol !

Aeschne mixte en pause.Deux libellules en perpétuelle patrouille. Un vol rapide, parfois stationnaire, avec de brusques changements de cap, toujours imprévisibles. Difficile de distinguer l’Aeschne mixte (Aeshna mixta) de son presque sosie, l’Aeschne affine. Heureusement, l’une et l’autre consentent parfois à se poser. Très brièvement.

Dominante bleu vif avec des taches dorsales brunes à l’avant, noires vers la pointe de l’abdomen : il s’agit ici d’un mâle. Les dessins sont assez comparables chez l’Affine mais uniformément noirs. Autre différence : les yeux ! Des nuances brunes viennent ici tempérer les éclats bleus si caractéristiques du cousin.

Enfin, l’Aeschne mixte se distingue par le dessin d’une sorte de … « clou jaune » à l’avant du deuxième segment de l’abdomen. Jaune vert plus précisément. Comme les plaques latérales du thorax. Et comme la dominante de la femelle. Hélas, très discrète, celle-ci ne se montre guère. Encore un point commun avec l’Affine !

Aeschne mixte en pause.

Le « clou jaune » emblématique de l’espèce est ici bien visible à l’avant du deuxième segment de l’abdomen.

La femelle ne se laisse pas facilement approcher. Ni même apercevoir. Sauf à être par hasard témoin d’un accouplement ! Outre les yeux bruns, la livrée de Madame apparaît bien ici dans sa dominante jaune vert. Sur un fond qui tend à devenir gris bleu vers la pointe abdominale,  les taches dorsales brunes sont ici presque chocolat. À noter, d’un sexe l’autre, des plaques thoraciques brunes et jaune vert dont les sutures sont soulignées de noir.

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes, 2009, collectif, Poitou-Charentes Nature (Ed).
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

Photos JF Irastorza