Le Vulcain et les fruitiers

Vulcain sur fleurs de mirabellier.

Pour les insectes du jardin, la belle saison commence vraiment avec la floraison des haies et des arbres fruitiers. Le Vulcain est naturellement de la fête !

Envergure maxi : 65 mm. Visible de février à novembre.

Prunelliers, cerisiers, mirabellier et maintenant poiriers : du nectar, en veux-tu, en voilà ! Comment résister à pareille spectaculaire abondance ? Le Vulcain (Vanessa atalanta) n’est évidemment pas seul. La ruée mêle abeilles domestiques et sauvages, bourdons et syrphes. Mais aussi la Grande tortue et déjà les premiers Flambés ! 

N’empêche, le Vulcain est sans doute un des plus assidus. Les plus voyants aussi avec des pointes noires tachées de blanc et, surtout, quatre larges bandes rouge orangé formant une lumineuse couronne sur fond châtain veiné de rouille. Même le revers rehausse sa fonction mimétique de blanc, de rouge, de fauve et de bleu.

L’effervescence des fruitiers durera quelques semaines. Même si, déjà, la floraison des cerisiers commence à décliner. Celle des pommiers s’apprête à prendre le relais. Et l’aubépine des haies ne devrait pas tarder.

Juste retour des choses

Pollinisation au printemps, dégustation de pulpe sucrée en automne ! Ici début août avec les mirabelles blettes tombées au sol…

… et là en automne au pied des pommiers.

En savoir plus :

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Vulcain avec le site quelestcetanimal.com
  • La migration du Vulcain avec le site 7.inra.fr

Photos JF Irastorza

 

L’Argus à bande noire

Argus à bandes noires, alias Azuré des Nerpruns, sur feuilles d'aubépine.

Premier des « Petits bleus » à voleter au jardin, l’Azuré des nerpruns, alias l’argus à bande noire, défend âprement son territoire.

Envergure maxi : 34 mm. Visible de février-mars à début octobre.

Il passe et repasse inlassablement au long des haies du jardin. À peine prend-il le temps d’une halte sur les jeunes feuilles d’aubépine ou de ronce, comme pour mieux observer alentour. Et le voilà déjà reparti à son interminable arpentage ! L’Azuré des Nerpruns, alias l’argus à bande noire, n’est pas du genre à musarder.

Pour autant, il n’est pas là en quête de nourriture. Il sait d’ailleurs parfaitement où trouver du nectar et ne s’en prive pas avec de brèves incursions dans la spectaculaire floraison du mirabellier.

Il veille tout simplement sur son territoire. Prêt à chasser le moindre concurrent et à conter fleurette aux belles de passages. Car c’est bien ici un mâle,  On le reconnait aisément à l’étroite bande noire qui  pointe le dessus de ses antérieures. Celle des femelles est plus large.

De tous les azurés du jardin, l’argus à bande noire est le plus précoce et l’un des plus remarquables par le bleu lumineux de son vol. Un bleu clair mais intense dessus, plus pâle et parsemé de pointillés dessous.

Argus à bandes noires, alias Azuré des Nerpruns, sur feuilles de ronce.

Une « bande » noire très fine pour le mâle…

… plus large pour la femelle.

En savoir plus :

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions / Métive.
  • L’Azuré des nerpruns avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

Tiercé gagnant des « mauvaises herbes »

Bourdon des prés sur Lamier pourpre.

Leurs fleurs sont aussi nombreuses que minuscules : voici trois « mauvaises herbes » appréciées des butineurs. Et excellents couvre-sol.

Grand bombyle sur Véronique de perse.

Tout un automne et un long hiver de pluies ! Voilà déjà plus de cinq mois que les planches cultivées du jardin sont inaccessibles. Et la terre y reste engorgée. Il faudra des semaines d’anticyclone pour qu’elle puisse se ressuyer avant les travaux de printemps. En attendant, vive le couvert des plantes sauvages !

Anthophore plumeuse sur Lierre terrestre.

La grande douceur hivernale a favorisé leur développement. Tant mieux. Ainsi la pluie n’a-t-elle pas battu et bétonné les planches qui n’ont pas eu la chance d’un manteau de feuilles mortes ou d’engrais vert. Et, en ce début de printemps, leur abondante floraison est très appréciée des butineurs ! 

De ce point de vue, le tiercé gagnant des « mauvaises herbes » distingue sans conteste le Lamier pourpre (Lamium purpureum), la Véronique de perse (Veronica persica) et le Lierre terrestre (Glechoma hederacea). Les unes et les autres ont par ailleurs en commun un enracinement léger. Elles seront d’autant plus faciles à arracher, le moment venu, au fur et à mesure de la reprise des semis printaniers et des plantations.

En savoir plus sur la gestion des « mauvaises herbes » au jardin bio avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Anthophore plumeuse sur Véronique de perse.

Anthophore plumeuse sur Lamier pourpre.