
Ton sur ton. Souci sur capitule de Picride fausse-vipérine au pied d’une haie du jardin.
Un peu brouillonne, piquante, verruqueuse : la Picride fausse-vipérine n’a pas vraiment fière allure. Mais ses capitules jaunes font l’unanimité des butineurs !

Parade nuptiale au dessus d’un capitule de Picride où butine Madame Éristale interrompu.
Dans la série des sauvageonnes du jardin, la Picride fausse-vipérine (Picris echioides) est cantonnée aux pieds de haies. Sa rugueuse carcasse, quoique plus frêle, y côtoie volontiers celle du Cirse commun. Les butineurs apprécient d’ailleurs l’une et l’autre en cette fin d’été.
Ses seuls capitules jaunes pourraient faire penser à la Crépide capillaire ou au Laiteron des champs. Voire au pissenlit. Mais son feuillage luisant, verruqueux ici et là, hérissé de poils épineux, la distingue à coup sûr. Y compris les bractées, ces pseudo-feuilles lancéolées et poilues qui enserrent la base des capitules : le rang extérieur forme ainsi une sorte de coupe à cinq lobes caractéristique.
Mais gare ! Comme pour le Cirse, mieux vaut ne pas la laisser monter à graines. Chaque capitule en produit en effet des dizaines qui, portées par des aigrettes de soies plumeuses, seront bientôt dispersées par le vent. Les pieds de haies, d’accord, mais ça suffit !
Sources :
- McClintock, Fitter et Favarger, 1986, Guide des plantes à fleurs, Delachaux & Niestlé.
- Université Pierre & Marie Curie, Paris VII, Identification assistée par ordinateur.

Comme le feuillage, les bractées sont hérissées de poils épineux. On distingue bien ici le rang extérieur de bractées qui forme comme une coupe à cinq lobes lancéolés à la base du capitule où butine une petite abeille Mégachile sp.

Anthracine morio au repos sur une feuille de picride semée de « verrues » blanchâtres.

La petite Carte de géographie, génération estivale dans sa livrée sombre, parmi les commensaux de la picride.

À ne pas confondre avec la Crépide capillaire, également familière du jardin pour le bonheur des butineurs !