La Linaire bâtarde

Fleur de Linaire bâtarde.

Discrète entre les discrètes, la Linaire bâtarde s’insinue facilement au potager. Ses charmantes petites fleurs méritent un peu d’attention.

Fleur de Linaire bâtarde.Et si on parlait de plantes et de fleurs sauvages plutôt que de « mauvaises herbes » ? Celle-ci tente discrètement sa chance au bord d’une allée. Tiges et feuilles velues, la Linaire bâtarde commence à ramper au plus près d’une planche de salades, profitant un peu de l’arrosage. 

Avec son port gracile, elle passe presque inaperçue, à peine trahie par les éclats jaunes de ses fleurs minuscules. D’un joli brun violacé, la lèvre supérieure de la corolle se redresse pour ouvrir la voie du nectar aux pollinisateurs.

La lèvre inférieure, jaune pâle, est parfois teintée de brun. Elle prend la forme d’un gouttière à trois lobes qui facilite aussi le chemin vers le calice. Le poids de l’insecte fera le reste pour « ouvrir le clapet ».

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Fleur de Linaire bâtarde.

Tout en dessous, un long éperon blanc. Il prend le plus souvent appui sur le feuillage et maintient ainsi le port dressé de ces gueules de loup miniatures !

Épi floral de la Linaire commune.

Plus spectaculaire, avec ses épis jaune pâle et jaune orangé, hauts dressés, la Linaire commune n’a aucun mal à séduire la pollinisateurs. Ici un petit Bourdon des champs.

Photos Fernand ©

 

La Potentille rampante

Fleur de Potentille rampante.

Fleur de Potentille rampante.Quand tout ou presque est grillé dans les allées du jardin, vive la Potentille rampante (Potentilla  reptans) ! Aussi résistante que le Petit trèfle jaune auquel elle se mêle volontiers. Ses nappes restent bien vertes, illuminées çà et là de petites fleurs jaune vif. Celle-ci est une curiosité avec quatre pétales bien en croix. Elle devrait en compter cinq comme ses voisines…

La terre compactée par les piétinements dans les allées convient parfaitement à ce couvre-sol qui n’a qu’un seul défaut : ses stolons ont tôt fait d’être envahissants si on n’y met pas le holà ! Il suffit de faire le tour des bordures de temps à autre. La Potentille rampante se laisse facilement arracher dans la terre meuble des planches cultivées. Avant qu’elle ne s’enracine trop profondément. Le plaisir d’un tapis vert et fleuri vaut bien quelques séances de désherbage.

Sources :

Potentille rampante.

L’Hespérie des potentilles dont les larves se développent sur les multiples potentilles sauvages ou cultivées, dont la Potentielle rampante.

Parmi les plantes sauvages rampantes du jardin, le Trèfle blanc bien sûr ! Très apprécié des papillon et des abeilles, il forme de véritables tapis moelleux et toujours verts dans les allées du potager.

La Brunelle commune, parmi les nombreuses autres fleurs sauvages appréciées des butineurs dans les allées du jardin…

… avec le mellifère Petit trèfle jaune

… et diverses variétés de crépides, dont la Crépide capillaire butinée ici par le Cuivré commun.

 

La nouvelle coqueluche du jardin

Vulcain sur fleurs de lierre.

Quand les parterres fleuris commencent à décliner, les fleurs de lierre prennent le relais auprès des butineurs de l’automne…

Pollénie du lombric sur fleurs de lierre.Pas vraiment de quoi composer un bouquet ! Il n’empêche, en cette fin septembre, à peine écloses, les fleurs de lierre sont devenues la nouvelle coqueluche du jardin.

Il est vrai que la concurrence s’éteint peu à peu alentour. Les ombelles rondes n’en sont que plus attractives. Avec leurs longues étamines chargées de pollen doré et Bombyle hottentot sur fleurs de lierre.un nectar facilement accessible, perlant sur chaque petit disque central.

Il escalade les peupliers. S’aventure dans les branchages des haies comme sur le grillage des clôtures. Le lierre en fleurs est l’un des derniers grands rendez-vous de l’année pour les butineurs du jardin. Le Vulcain comme le Bombyle hottentot, la mouche Pollenia rudis ou la Guêpe commune

Sans oublier, bien entendu, la petite Collète du lierre. Une abeille sauvage inféodée au pollen et au nectar du lierre dont elle nourrit ses larves. Raison de plus pour laisser le lierre prospérer (raisonnablement) au jardin !

En savoir plus sur le lierre avec le site snv.jussieu.fr

Guêpe sur fleurs de lierre.

La Collète a établi son « village » au jardin : plusieurs dizaines de terriers creusés dans la terre meuble d’une planche de choux.

Indirectement, l’Epeolus fallax est également inféodé au lierre : cette « abbeille coucou » parasite en effet exclusivement les nids de la Collète.

 

Photos Fernand ©