Papillons de jour du jardin

Au fil des saisons, modestes ou spectaculaires, une quarantaine d’espèces de papillons de jour se côtoient ou se succèdent au jardin.

Parmi les papillons de jour du jardin, quelques-uns y sont visibles quasi toute l’année. Les papillons des 4 saisons ! Citron, Paon-du-jour, Grande tortue, Robert-le-Diable, Vulcain… Il est vrai qu’ils hivernent à l’état adulte et piaffent d’impatience dès les premiers beaux jours de février.

D’autres, comme l’Aurore ou le Demi-deuil, sont essentiellement printaniers. Mais la grande majorité émergent à ce qu’il est convenu d’appeler « la belle saison » et prolongent le bail tout l’été. Et quelques-uns bien au-delà, jusqu’aux premières gelées.

Plus prudents, certains, comme la Vanesse des chardons, l’Azuré porte-queue et parfois le Vulcain, préfèrent se lancer dans de grandes migrations vers le sud pour y poursuivre leur cycle générationnel sous des cieux plus cléments. Pour nous revenir au printemps suivant.

Papillons des 4 saisons

Le Paon du jour avec ses gros « yeux » irisés pour assurance-vie…

Mimétisme hivernal pour Robert le Diable.

Pour le Vulcain, la belle saison commence avec la floraison des haies et des arbres fruitiers.

Un seul passage de relais annuel, en juillet-août, pour le Citron. Une longévité record.

Aux fleurs du jardin, la Grande tortue préfère les écoulements de sève. Et les bains de soleil !

Le Tircis un des papillons à la fois les plus précoces et tardifs du jardin.

Au printemps 

Les chenilles de la Petite Violette passeront l’hiver au pied des violettes et autres pensées sauvages.

Le temps de la parade nuptiale pour l’Aurore. Un des premiers papillons du printemps.

Mieux vaut un peu de soleil pour apprécier la sobre livrée du Myrtil.

Les chenilles de l’Amaryllis préfèrent le chiendent des prés voisins aux légumes du potager …

Tout l’été

Le Tabac d’Espagne : jusqu’à 65 mm d’envergure et une lumineuse livrée orangée.

Au moindre dérangement, la Sylvaine se volatilise avec une incroyable vivacité.

La Mélitée des centaurées : deux générations se succèdent du début mai à la fin août.

La Mélitée du plantain est plus fantaisiste au revers des postérieures.

Au repos comme dans ses longs vols planés, le Flambé a fière allure. Tout en légèreté.

Un superbe décor de marqueterie : le Machaon, à la fois sobre et spectaculaire.

Une ligne marginale de points blancs « brodés » pour le Point de Hongrie.

Orangé vif au printemps, noire en été : la Carte de géographie.

La Vanesse des chardons joue la prudence en allant hiverner au sud, pour nous revenir au printemps.

Des reflets bleutées selon l’angle d’observation pour le Petit Mars changeant.

Avec les « petits bleus »

Une livrée uniformément brune pour Madame Azuré des Anthyllides.

L’Azuré des nerpruns, le premier « petit bleu » à émerger au sortir de l’hiver.

De lumineuses ailes bleu violacé pour Monsieur Azuré commun.

Le Cuivré fuligineux, comme saupoudré de suie.

Jusqu’en automne

Le plus grand des « papillons blancs » du jardin : la Piéride du chou.

D’avril jusqu’aux premières gelées automnales, la Piéride de la rave est omniprésente au jardin.

La Piéride de la moutarde laisse assez facilement admirer ses yeux gris bleu !

Le réseau de nervures poudré de suffusions grises au revers la Piéride du navet.

Mégère et Satyre : deux noms, femelle et mâle d’une même espèce.

C’est évidemment l’orange rougeoyant qui retient l’attention chez le petit Cuivré commun.

Est-il besoin de préciser pourquoi l’Argus brun est aussi appelé le Collier de corail ?

L’Hespérie des potentilles : un discret papillon brun fauve constellé de taches blanches.

Sous le soleil,  l’Hespérie de l’alcée se pare de brun, de vieux rose, de saumon et de gris bleu…

Le Petit nacré se distingue surtout par sa marqueterie de nacre au revers des postérieures.

Deux yeux « fardés » pour mettre en valeur la modeste coquetterie, l’Azuré porte-queue.

Le Souci n’ouvre jamais les ailes lorsqu’il se pose…

En savoir plus : 

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Jean-Pierre Moussus, Thibault Lorin et Alan Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • Le Guide nature au jardin, 2007, collectif, Salamandre.
  • Guide la la vie sauvage du jardin, 2002, Michael Chiney, Delachaux & Niestlé.

Photos JF Irastorza