
Rien de tel en effet que le Cirse commun pour séduire les butineurs au jardin. Mais gare bientôt à la dispersion des graines !
On ne va pas se mentir. Le Cirse commun (Cirsium vulgare) n’est pas forcément le bienvenu au jardin. Ses cousins des champs et des marais non plus. Mais enfin, celui-ci a réussi à étirer sa haute carcasse épineuse en bord de clôture. À vrai dire sans gêner quiconque. Et le voilà en fleurs.
Comme autant de vases pansus, hérissés de bractées acérées, les gros boutons laissent ainsi émerger puis l’épanouir leurs capitules mauves. A la manière des chardons, de la bardane et… des artichauts. Une multitude de petits tubes nectarifères !
Tous les moyens sont bons pour attirer les butineurs au jardin. Alors, pourquoi par le Cirse commun ? En périphérie et en petit nombre. Évidemment, mieux vaudra couper les capitules avant qu’ils ne passent à graines et que le vent ne les disperse au potager. Il en viendra bien assez depuis le halage et les prairies alentour.




Début août. Cette année encore, un pied épargné en bord de clôture. À vrai dire, les capitules sont superbes et les butineurs en rafolent.

Au bord du halage, un cousin du Cirse commun : pas de bractées hérissées pour le Cirse des champs dont le capitule est ici visité par la Noctuelle en deuil, dite la Funèbre (Tyta luctuosa).
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
- Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
Photos JF Irastorza

Les récentes pluies ont redonné de la vigueur à la Menthe aquatique dans la peupleraie proche du jardin. Une superbe station, Et quelles senteurs ! Au petit matin et plus encore à la tombée de la nuit.




















Tout a commencé en
ouvert leurs étranges « antennes paraboliques ». Jaune vert, diaphanes, éphémères. Nul besoin de durer, il est vrai, avec un dispositif aussi diaboliquement efficace !
n’y résistent pas et trouvent vite l’origine de ces suaves effluves. À la base de la « parabole ». Forçant le passage, elles n’y découvrent rien de bon mais se retrouvent piégées. À force d’y tourner en rond, elles se chargent de pollen. Jusqu’à ce que les cils qui leur faisait barrage se flétrissent et les libèrent enfin. Pour transporter le pollen vers une nouvelle inflorescence.
