Le Sympétrum rouge sang

Sympétrum rouge-sang, mâle.

Pas un rouge quelconque ! Le Sympétrum rouge sang, le bien nommé. Même si, comme souvent chez les libellules, la femelle est jaune.

Longueur maxi : 39 mm. Visible de mai à octobre.

D’assez petite taille, ce n’est pas la libellule la plus spectaculaire du jardin. Sinon par la couleur vive du mâle. Le Sympétrum rouge-sang (Sympetrum sanguineum) ne prête guère à confusion. Avec ses pattes entièrement noires, son abdomen à l’extrémité enflée et marquée de deux traits noirs sur le dessus.

Sympétrum rouge-sang, femelle.Naturellement, c’est le rouge sanguinolent du mâle qui retient d’abord l’attention. Sur la face, l’attache des ailes et l’ensemble de l’abdomen où transparaissent quelques nuances jaunes et noires. Le rouge des grands yeux est plus foncé et tire vers le bordeaux.

Madame est légèrement plus petite encore. Avec toutefois, dans une dominante jaune, les mêmes pattes noires, l’extrémité de l’abdomen enflée et marquée de noir. Et le même étranglement à la jonction avec le thorax. Mais ses grands yeux sont à la fois bruns et verdâtres.

Comme l’Orthétrum réticulé notamment, le Sympétrum rouge sang abandonne régulièrement les rives de la Sèvre pour venir chasser au jardin. Fidèle à ses postes de repos et d’observation. Graminées, ombellifères ou piquets des tomates !

Rouge vif jusque sur la face et plutôt rouge bordeaux sur les yeux.

En savoir plus  : 

  • Guide des libellules de France et d’Europe, 2021, Dijkstra, Schröter et Lewington, Delachaux & Niestlé.
  • Libellules du Poitou-Charentes. 2099, collectif, Poitou-Charentes Nature (Ed).
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.

 Photos JF Irastorza 

 

La Menthe aquatique

Myrtil sur inflorescence de Menthe aquatique

Feuilles et têtes fleuries : pour les infusions estivales, vive la Menthe aquatique fraîche de la prairie voisine  !

Les récentes pluies ont redonné de la vigueur à la Menthe aquatique (Mentha aquatica) dans la peupleraie proche du jardin. Une superbe station, Et quelles senteurs ! Au petit matin et plus encore à la tombée de la nuit.

La station est si étendue et si dense que la cueillette de quelques poignées de feuilles ne la mettra pas à mal. Des feuilles bien vertes, pubescentes, finement dentées. Et tellement parfumées. Quelques épis floraux aussi. En mélange avec la généreuse mélisse du jardin, voilà qui promet une rafraichissante infusion. Décidément, ça sent bon l’été !

Parmi les commensaux de la Menthe aquatique

L’Eumène unguiculé, un guêpe aussi impressionnante qu’inoffensive.

Le rendez-vous les papillons

Madame Amaryllis.

Le Souci.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • La Menthe aquatique avec l’herbier numérique flore-en-ligne;fr

Photos JF Irastorza 

 

La Pyrale pourprée

Pyrale pourprée sur feuille de sauge / Un jardin dans le Marais poitevin.

Magnifique petit papillon, la Pyrale pourprée vole et butine de jour comme de nuit. Avec un faible pour les aromatiques.

Pyrale pourprée sur feuille de sauge / Un jardin dans le Marais poitevin.

Envergure maxi : 20 mm. Visible de mai à septembre.

Leschenilles de la Pyrale pourprée (Pyrausta purpuralis) ont des goûts de luxe et se limitent aux plantes aromatiques. Particulièrement la menthe. Au jardin comme dans les champs.

Minuscule, pas plus grosse qu’une pièce de 2 centimes au repos, elle saute pourtant aux yeux avec sa superbe livrée. La dominante des ailes antérieures est pourpre, illuminées de taches dorées soulignées de noir. Il est d’ailleurs injuste de parler de taches. Surtout au regard du fleuron au graphisme subtile qui s’épanouit dans le prolongement la petite tête aux yeux clairs. Masquées au repos, les ailes postérieures sont plus sombres mais néanmoins rehaussées d’or.

Ce n’est pas tant la Pyrale pourprée, paisible butineuse, de jour comme de nuit, qui est susceptible de ravages. Mais ses chenilles. Pour l’heure, rien d’inquiétant. Sans doute a-t-elle préféré la belle station de menthe sauvage de la peupleraie voisine pour installer sa progéniture. Tant mieux.

Fin septembre. Tout d’or et de rouge vêtue sur la menthe aquatique d’une prairie humide.

À ne pas confondre avec la Pyrale de la menthe (Pyrausta aurata) qui lui ressemble beaucoup dans son allure et son comportement. Parmi les différences : la tache jaune du bord interne des ailes antérieures, large et entière chez la Pyrale pourpre, fragmentée chez la Pyrale de la menthe.

En savoir plus :

  • Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, 2019, Heiko Bellmann, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Pyrale pourprée avec le site Les carnets nature de Jessica

Photos JF Irastorza