Le Populage des marais

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.

Et si vous profitiez du printemps pour visiter le Marais poitevin ? Le Populage des marais vous y donnent de spectaculaires rendez-vous !

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.Les fleurs rappellent le Bouton d’or. Et les feuilles en coeur, quoi que plus rondes et finement dentelées, évoquent la Ficaire. Le tout en taille XXL. Les trois sont il est vrai cousins. De la grande famille des renoncules. Mais le Populage des marais a un port robuste et majestueux qui n’appartient qu’à lui.

C’est actuellement sa pleine saison dans le Marais poitevin. Il illumine les bords de fossés, en touffes denses, et s’y aventure même lorsqu’ils sont envasés. Il y côtoie les jeunes pousses d’Iris faux acore qui commencent à dresser la pointe de leur glaive.

Quel contraste entre le vert sombre et profond du feuillage et le jaune d’or lumineux des sépales ! Petite curiosité : le Populage des marais n’a en effet pas de pétales. Du moins à proprement parler. Ce sont les prolongements du calice, d’ordinaire discrètement en retrait, qui montent là sur le devant de la scène en l’absence des vedettes. Attirer et réceptionner les butineurs. Protéger le bataillon d’étamines et de carpelles. Pour des suppléants, ils tiennent parfaitement leurs rôles ! 

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.

À l’arrière plan, les jeunes pousses de l’Iris faux-acore prendront bientôt le relais.

En savoir plus : 

Photos JF Irastorza 

 

Marronnier de février !

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

Ficaire fausse-renoncule et Andrène à pattes-jaunes : le « marronnier » de février avec ces deux précoces messagers du printemps.

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.C’est un peu le marronnier de février. Chaque année, alors que l’hiver a encore quelques semaines devant lui, le jardinier-photographe traque au pied des haies l’un des tandems sauvages les plus précoces : la Ficaire fausse-renoncule (Ranunculus ficaria) et l’Andrène à pattes-jaunes (Andrena flavipes).

Cette saison, à force de pluies et de ciels gris, il aura fallu attendre la dernière ligne droite de février. Mais les voilà bien fidèles au rendez-vous. La ficaire commence à piqueter de jaune luisant les bords du halage et les peupleraies proches du jardin. Le signal est ainsi donné à l’Andrène à pattes-jaunes : il est temps d’émerger !

Avec une allure d’abeille domestique, c’est ici une femelle, bien reconnaissable à sa brosse de collecte jaune orangé aux pattes arrière. D’où le nom de l’espèce. L’abdomen est rayé de bandes fauves et se termine par un toupet de soies brun foncé. 

Pas de précipitation ! Il ne s’agit encore là que d’éclaireurs. La ficaire accueille traditionnellement les premiers butineurs mais le bal des abeilles sauvages n’aura lieu qu’en mars-avril. Quand les haies et le verger seront en fleurs.

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • Heiko Bellmann, 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé
  • La famille des andrènes avec le site aramel.free.fr
  • L’Andrène à pattes jaunes avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza

 

La Menthe odorante

Menthe odorante et cuivré fuligineux.

Avec la fin de l’été, voici la floraison de la Menthe odorante, familière des bords de chemins et des prairies humides du marais.

Abeille sauvage sur épi de Menthe odorante.Son nom pourrait convenir à la plupart de ses cousines. Et pourtant, la Menthe odorante (Mentha suavolens) est une espèce bien différentiée. On l’appelle parfois Menthe suave, Menthe douce, voire Menthe pomme. Autant d’évocations du parfum si particulier de ses feuilles rondes et gaufrées.

Comme la Menthe aquatique, elle apprécie les bords de fossés et les prairies humides du marais. Elle s’épanouit ainsi actuellement dans un champ voisin. Les générations estivales d’abeilles sauvages et de papillons s’attardent longuement sur ses délicats épis aux minuscules fleurs blanches.

On la retrouve également dans les allées du jardin, ici et là, parmi trèfles, potentilles et brunelles…  Mais il est vrai qu’on ne peut pas lui laisser partout libre cours. Quel parfum alors au passage de la tondeuse ! 

Collier de corail sur épi de Menthe odorante.

Fadet commun sur épi de Menthe odorante.

Madame Azuré commun sur épi de Menthe odorante.

Comme trèfles et consorts, la Menthe odorante s’est installée spontanément dans les allées du jardin. Elle participe au tapis toujours vert. Et délicatement parfumé en cette saison.

La cousine des marais

Sur les prairies du marais, la Menthe aquatique aussi fleurit en fin d’été. Et les papillons ne s’en prive pas !

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza