L’iris faux-acore

Iris faux-acore / un jardin dans le Marais poitevin.

D’avril à juillet, l’éclatante floraison jaune vif de l’Iris faux-acore illumine bords defossés et prairies humides du marais.

Iris faux-acore, en bordure de Sèvre niortaise / Un jardin dans le Marais poitevin.Le Populage des marais lance ses derniers feux au bord des conches et des rigoles. L’Iris faux-acore prend le relais. Les pieds dans l’eau, mais pas trop, les larges et solides glaives de son feuillage se dressent majestueusement au pied des berges. A faire pâlir d’envie l’Iris des jardins. Envahissant jusqu’aux fossés les plus reculés, ils s’aventurent parfois sur les prairies humides. Moins à l’aise toutefois que dans la vase, ils y restent souvent plus chétifs. Ce qui ne les empêchent pas de fleurir.

Sur la robuste hampe florale, de longs fuseaux verts laissent pointer un jaune vif qui ne tarde pas à s’épanouir. Loin des fioritures de certaines formes cultivées, la fleur de l’iris apparaît alors dans toute sa Iris faux-acore, les pieds dans la vase, dans des eaux plutôt peu profondes / Un jardin dans le Marais poitevin.pureté.

Le port retombant des trois grands tépales exposent largement leurs veines brun-pourpre aux abords du tube nectarifère. L’entrée en est protégée par trois petits auvents.

A maturité, les graines contenues dans une grosse capsule se disperseront au fil de l’eau. Mais l’Iris faux-acore peut aussi compter sur ses rhizomes charnus et coureurs pour assurer sa propagation. Les fossés envasés du marais deviennent ainsi son royaume !

Dans une prairie pacagée du marais.

Iris faux-acore / Un jardin dans le Marais poitevin.

Des veines brun pourpre orientent les butineurs vers le tube nectarifère.

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Photos JF Irastorza 

 

Le Populage des marais

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.

Et si vous profitiez du printemps pour visiter le Marais poitevin ? Le Populage des marais vous y donnent de spectaculaires rendez-vous !

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.Les fleurs rappellent le Bouton d’or. Et les feuilles en coeur, quoi que plus rondes et finement dentelées, évoquent la Ficaire. Le tout en taille XXL. Les trois sont il est vrai cousins. De la grande famille des renoncules. Mais le Populage des marais a un port robuste et majestueux qui n’appartient qu’à lui.

C’est actuellement sa pleine saison dans le Marais poitevin. Il illumine les bords de fossés, en touffes denses, et s’y aventure même lorsqu’ils sont envasés. Il y côtoie les jeunes pousses d’Iris faux acore qui commencent à dresser la pointe de leur glaive.

Quel contraste entre le vert sombre et profond du feuillage et le jaune d’or lumineux des sépales ! Petite curiosité : le Populage des marais n’a en effet pas de pétales. Du moins à proprement parler. Ce sont les prolongements du calice, d’ordinaire discrètement en retrait, qui montent là sur le devant de la scène en l’absence des vedettes. Attirer et réceptionner les butineurs. Protéger le bataillon d’étamines et de carpelles. Pour des suppléants, ils tiennent parfaitement leurs rôles ! 

Populage des Marais / Un jardin dans le Marais poitevin.

À l’arrière plan, les jeunes pousses de l’Iris faux-acore prendront bientôt le relais.

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Photos JF Irastorza 

 

Marronnier de février !

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

Ficaire fausse-renoncule et Andrène à pattes-jaunes : le « marronnier » de février avec ces deux précoces messagers du printemps.

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.C’est un peu le marronnier de février. Chaque année, alors que l’hiver a encore quelques semaines devant lui, le jardinier-photographe traque au pied des haies l’un des tandems sauvages les plus précoces : la Ficaire fausse-renoncule (Ranunculus ficaria) et l’Andrène à pattes-jaunes (Andrena flavipes).

Cette saison, à force de pluies et de ciels gris, il aura fallu attendre la dernière ligne droite de février. Mais les voilà bien fidèles au rendez-vous. La ficaire commence à piqueter de jaune luisant les bords du halage et les peupleraies proches du jardin. Le signal est ainsi donné à l’Andrène à pattes-jaunes : il est temps d’émerger !

Avec une allure d’abeille domestique, c’est ici une femelle, bien reconnaissable à sa brosse de collecte jaune orangé aux pattes arrière. D’où le nom de l’espèce. L’abdomen est rayé de bandes fauves et se termine par un toupet de soies brun foncé. 

Pas de précipitation ! Il ne s’agit encore là que d’éclaireurs. La ficaire accueille traditionnellement les premiers butineurs mais le bal des abeilles sauvages n’aura lieu qu’en mars-avril. Quand les haies et le verger seront en fleurs.

Marronnier de février : Andrène à pattes-jaunes sur Ficaire fausse-renoncule.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com
  • Heiko Bellmann, 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé
  • La famille des andrènes avec le site aramel.free.fr
  • L’Andrène à pattes jaunes avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza